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FEMME QUI COURT AVEC LES CHEVAUX

FEMME QUI COURT AVEC LES CHEVAUX

Cet article vous est proposé par Madame Léolia Beaufils, praticienne en communication intuitive équine

 

"Être une femme sauvage signifie : « …marquer son territoire, trouver sa bande, être bien dans son corps, fière de son corps, sans tenir compte de ses qualités et de ses limites, parler et agir en son nom propre, être en éveil, en alerte, utiliser ses pouvoirs féminins innées que sont l’intuition et le fait de sentir les choses, intégrer ses propres rythmes, découvrir sa véritable appartenance, se montrer digne, conserver le plus possible de conscience."
Femmes qui courent avec les loups - Clarisse Pinkola Estès

 

A force de courir avec les chevaux et plus simplement de les côtoyer, d'être en leur compagnie, il finit par se passer une drôle de chose ; on enlève les masques.
Cet été a été bouleversant d'expériences me demandant d'aller au plus profond de moi même, face à mes peurs, mes masques, mes schémas limitants. 
J'ai la chance d'avoir rencontré une personne m'ayant permis de l'expérimenter jusqu'au bout. A travers la relation, j'ai découvert des parties de moi enfouies.
J'ai découvert un regard aimant sur moi, et de la lumière partout autour de moi. J'ai pu vivre de l'Amour, celui qui rend en-vie, et qui donne accès à des dimensions inconnues et plus grandes que celles de notre être. J'ai aussi découvert à quel point cette lumière demandait non pas à venir de l'autre mais uniquement de moi. Que la vie qui demandait à s'exprimer à travers moi ne pouvait se dérouler via le support du regard de l'autre. Qu'il allait me falloir aller chercher dans mes propres ressources, mes profondeurs (parfois sombres) pour trouver la lumière et lui permettre de rayonner à travers moi. 

ACCOMPAGNÉE PAR LES CHEVAUX....

... j'ai enlevé un par un les masques.  
Ils nous demandent d'être authentiques, et j'ai pris cette voie à leurs côtés. Chaque jour, un peu plus exigeant sur le déshabillage émotionnel qu'ils m'ont fait vivre.
Lors d'un équicoaching, j'ai expérimenté la vraie vulnérabilité, grâce à un cheval qui s'est couché à mes pieds, en me montrant à quel point cet acte aligné était puissant lorsqu'il était exécuté en totale présence.
J'en ai retenu la force de la vulnérabilité et j'ai commencé à la vivre. 

La vulnérabilité est l'une des émotions les plus dures, pour l'égo humain, à vivre et à gérer. Abandonner nos schémas de défense exige une réelle humilité, une grande sensibilité et un courage extraordinaire". 
Linda Kohanov
 
 
Pour vivre la vulnérabilité, il s'agissait alors d'être présent avec le coeur ouvert.
Présent à soi, à ce qui se passe à l'intérieur de nous, et donc à montrer le vrai soi. Le vrai soi, c'est qui? Personne ne peut le savoir avant de le vivre. 
Il m'a fallu aller à la rencontre de moi, dans la profondeur, et l'ombre des peurs de mon être. A la rencontre de moi à travers le non-amour de moi. A la rencontre de la douleur et des blessures profondément cachées. Et le premier pas commençait là ; être présent à cet être blessé qui se recroquevillait de douleur. Le regarder, le prendre dans mes bras et lui donner tout l'amour que je pouvais. Alors il s'est passé un moment étrange, partagé entre des larmes de tristesse, d'abandon, de lâcher prise et aussi de gratitude et de bonheur, où j'ai senti à quel point je pouvais aimer cet être, celui qui était moi. Le vrai moi. J'ai commencé à ressentir de la compassion, de la bienveillance et beaucoup d'amour pour cet être que je suis. 
J'ai beaucoup pleuré aussi, d'enfin pouvoir vivre de la compassion pour moi. D'enlever les jugements et les auto critiques mais être simplement dans cet amour inconditionnel. De libérer le soi authentique et de pouvoir le vivre pleinement.
C'était l'expérience de la totale vulnérabilité, où assise au sol, je pleurais de relâchement jusqu'à ce qu'un cheval vienne poser son nez sur mon épaule, puis sur le bas de mon ventre, sur le hara, cette zone où est contenue la force de vie. Alors je me suis relevée, et j'ai constaté en moi une force nouvelle, la certitude d'être invulnérable à cet instant dans qui JE SUIS car j'avais accédé à mon "moi authentique".
Ainsi, paradoxalement, nous devons être prêts à nous sentir vulnérables pour accéder à notre véritable pouvoir et puissance. 
 

Je n'ai jamais été aussi forte que lorsque j'ai été la plus vulnérable. 

 

AU COEUR DU SOI AUTHENTIQUE

Mais une fois cette découverte faite, qu'est ce que ça a changé? 
Grâce aux chevaux j'ai été portée au coeur de moi et "le soi authentique compose la nouvelle chanson sur laquelle nos chevaux nous accordent inlassablement" (Linda Kohanov)
Je me suis autorisée à être moi. Je n'avais plus mal d'être moi, je n'avais plus peur d'être moi.
C'est à cette condition unique que j'ai pu commencé à voir, et vivre les aspects de la femme sauvage à l'intérieur de moi. Clarisse Pinkola Estès le décrit à merveille dans cet extrait de "Femmes qui courent avec les loups" :

« En réaffirmant leur relation avec la nature sauvage, les femmes reçoivent le don d’une observatrice intérieure permanente, une personne sage, visionnaire, intuitive, un oracle, une inspiratrice, quelqu’un qui écoute, crée, réalise, guide, suggère, qui insuffle une vie vibrante au monde intérieur et au monde extérieur. Quand les femmes sont dans la proximité de cette nature, il émane d’elles une lumière.

Le mot sauvage n’est donc pas utilisé ici en son sens moderne, péjoratif, d’échapper à tout contrôle, mais en son sens originel de vivre une vie naturelle. Les mots femme et sauvage créent une métaphore qui décrit la force fondatrice de l’espèce féminine. »

« Une femme saine est comme une louve : robuste, pleine comme un œuf, débordante de vitalité, consciente de son territoire, donneuse de vie, inventive, loyale, bougeant beaucoup. Séparée de la nature sauvage, sa personnalité s’affaiblit, s’étiole, devient spectrale. »

« La nature sauvage a dans son sac à médecine tout ce qu’il faut pour soigner. Elle a tout ce dont une femme a besoin, tout ce qu’elle a besoin de savoir. Elle a les histoires, les rêves, les mots, les chansons, les signes et les symboles. Elle est le véhicule et la destination. »

Être une femme sauvage signifie : « …marquer son territoire, trouver sa bande, être bien dans son corps, fière de son corps, sans tenir compte de ses qualités et de ses limites, parler et agir en son nom propre, être en éveil, en alerte, utiliser ses pouvoirs féminins innées que sont l’intuition et le fait de sentir les choses, intégrer ses propres rythmes, découvrir sa véritable appartenance, se montrer digne, conserver le plus possible de conscience. »


Et cette conscience du féminin n'a été possible qu'à partir du moment où j'ai enlevé les masques, et me suis autorisée à être pleinement moi avec compassion et tendresse, tout en m'autorisant, aidée à par les chevaux, à réajuster mon alignement à chaque instant, car la vie est un changement constant et l'existence a une nature fluctuante de par son essence.
Et donc, par conséquence, cela m'a demandé à être présente à moi même, à ce que je vivais, à ce que je ressentais, et à toutes les subtilités du monde que nous pouvons appréhender avec la finesse du féminin.

 

AU COEUR DU SOI AUTHENTIQUE

Mais une fois cette découverte faite, qu'est ce que ça a changé? 
Grâce aux chevaux j'ai été portée au coeur de moi et "le soi authentique compose la nouvelle chanson sur laquelle nos chevaux nous accordent inlassablement" (Linda Kohanov)
Je me suis autorisée à être moi. Je n'avais plus mal d'être moi, je n'avais plus peur d'être moi.
C'est à cette condition unique que j'ai pu commencé à voir, et vivre les aspects de la femme sauvage à l'intérieur de moi. Clarisse Pinkola Estès le décrit à merveille dans cet extrait de "Femmes qui courent avec les loups" :

« En réaffirmant leur relation avec la nature sauvage, les femmes reçoivent le don d’une observatrice intérieure permanente, une personne sage, visionnaire, intuitive, un oracle, une inspiratrice, quelqu’un qui écoute, crée, réalise, guide, suggère, qui insuffle une vie vibrante au monde intérieur et au monde extérieur. Quand les femmes sont dans la proximité de cette nature, il émane d’elles une lumière.

Le mot sauvage n’est donc pas utilisé ici en son sens moderne, péjoratif, d’échapper à tout contrôle, mais en son sens originel de vivre une vie naturelle. Les mots femme et sauvage créent une métaphore qui décrit la force fondatrice de l’espèce féminine. »

« Une femme saine est comme une louve : robuste, pleine comme un œuf, débordante de vitalité, consciente de son territoire, donneuse de vie, inventive, loyale, bougeant beaucoup. Séparée de la nature sauvage, sa personnalité s’affaiblit, s’étiole, devient spectrale. »

« La nature sauvage a dans son sac à médecine tout ce qu’il faut pour soigner. Elle a tout ce dont une femme a besoin, tout ce qu’elle a besoin de savoir. Elle a les histoires, les rêves, les mots, les chansons, les signes et les symboles. Elle est le véhicule et la destination. »

Être une femme sauvage signifie : « …marquer son territoire, trouver sa bande, être bien dans son corps, fière de son corps, sans tenir compte de ses qualités et de ses limites, parler et agir en son nom propre, être en éveil, en alerte, utiliser ses pouvoirs féminins innées que sont l’intuition et le fait de sentir les choses, intégrer ses propres rythmes, découvrir sa véritable appartenance, se montrer digne, conserver le plus possible de conscience. »


Et cette conscience du féminin n'a été possible qu'à partir du moment où j'ai enlevé les masques, et me suis autorisée à être pleinement moi avec compassion et tendresse, tout en m'autorisant, aidée à par les chevaux, à réajuster mon alignement à chaque instant, car la vie est un changement constant et l'existence a une nature fluctuante de par son essence.
Et donc, par conséquence, cela m'a demandé à être présente à moi même, à ce que je vivais, à ce que je ressentais, et à toutes les subtilités du monde que nous pouvons appréhender avec la finesse du féminin.

 

En définitive, tout cela m'a amené à connecter avec MOI. Avec la femme et le féminin sacré à l'intérieur de moi, et à décider d'être cette "femme qui court avec les loups" ou avec les chevaux, sauvage et libre, juchée sur le dos d'un cheval ailé, ou avec les pieds dans la terre, à regarder l'horizon en compagnie de la sagesse du cheval blanc.

 

RELATION À SOI ET À L'AUTRE

Toutes ces expériences, prises de conscience, et aussi diverses lectures m'ont amené à réfléchir sur les relations que nous mettons en place. Comment rentrons nous en relation avec l'Autre, qui plus est dans la relation intime où nous devons nous approcher de l'autre sur tous les plans? Nous entendons beaucoup parler des relations entre le féminin et masculin sacré, décrivant des relations laissant rêveur, véhiculant des "il faut" parfois assez exigeants sur l'idéal que nous devrions atteindre. 
Etant en chemin, parfaitement imparfaite, et parfois avec encore énormément de doutes, de barrières et de peurs, je me demande comment un jour je serai prête à cela.
Les chevaux m'ont montré que c'est en étant rempli de soi, et en intégrant la présence à soi que l'on pouvait rentrer dans des relations authentiques d'ouverture de cœur.

Pas en étant "parfaits" selon un idéal (qui est défini et changeant en fonction des modes et des traditions).
Soulagement ; alors en étant présent et attentif à soi cela peut suffire pour commencer une relation et avancer avec l'autre, main dans la main pour cheminer et avancer? 
En tous cas c'est la conclusion à laquelle ils m'ont amenée. A partir du moment où l'on reste présent à soi et authentique, le rapport à l'autre devient sacré, masculin ou féminin, amoureux ou non. Le reste de l'histoire n'a pas de chemin de tracé, il s'agit d'une histoire à composer à deux. Il s'agit de quelque chose à vivre et d'une improvisation permanente. Linda Kohanov le décrit très bien en parlant des relations : 
"Pourtant si nous traitions nos partenaires importants avec les mêmes sentiments de découverte et de plaisir que nous vivons l'expérience de la musique, nous pourrions savourer les flux et les reflux, les harmonies et les dissonances de nos improvisations quotidiennes". 

 

Expérimenter et vivre cela, avec les chevaux et les humains, donne des moments où j'apprends à ressentir et accepter pleinement ce qui se joue en moi, mes ressentis physiques et mes émotions, et avec lesquelles l'autre m'apprend à jouer, à les modeler comme une danse pour co-créer avec lui.
Comme conclusion, nous pourrions donc avancer que la relation est comme une danse, dans laquelle les deux partenaires doivent rester présents à leur mouvement tout en étant attentif à ceux de l'autre, afin de créer des improvisations harmonieuses, toujours dans l'impermanent mouvement de la vie, qui est une danse unique à chaque relation.

 

 Cet article vous a été proposé par Madame Léolia Beaufils, praticienne en Communication intuitive et Shiatsu équin

Tél : 0498 513 522 - https://loelia-beaufils.jimdo.com - Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

 

 

 

 

 

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